France
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Un pôle économique majeur

Un équilibre à construire

Notre milieu naturel est une grande richesse, mais c’est surtout un équilibre à construire entre aménagement paysager et consolidation de l’activité économique locale.
De bonnes relations entre l’homme et sa forêt impliquent une gestion réfléchie et durable car l’homme doit respecter les conditions d’équilibre de la forêt en diversifiant les essences, en s’adaptant à la qualité des stations, en tenant compte des contraintes écologiques dans ses décisions d’aménagement.
Il faut aussi que l’homme reste attentif à l’évolution de la forêt pour empêcher qu’elle ne gagne les espaces délaissés.

Un équilibre porteur d’avenir

Les racines de notre culture puisent leur sève du Massif des Vosges, ses paysages sont notre cadre de vie, ses produits sont aujourd’hui notre richesse commune.
Demain, il peut encore en être ainsi. En effet, les techniques forestières permettent de conduire et porno gratis, les peuplements dans les conditions offertes par l’environnement naturel. L’économie pour sa part procure à la forêt, par la richesse issue de la transformation du bois, les ressources nécessaires pour couvrir les coûts de sa gestion.

Le bois : matériau d’aujourd’hui et de demain

La consommation en produits bois est un indicateur du niveau de vie d’un pays : plus un pays est développé, plus sa consommation en produits bois augmente.
La France consomme ainsi 55 à 60 millions de m3 de bois par an. Malgré une ressource forestière globale de l’ordre de 60 millions de m3, elle n’en récolte encore que 45, se trouvant ainsi comme tous les grands pays développés, importatrice nette de bois.
La demande en produits bois, comme la récolte forestière, devraient continuer à croître au cours des 20 prochaines années.

L’utilisation du bois

Pour l’essentiel, on trouve 4 grandes catégories d’utilisation du matériau bois :
Le bâtiment. Ce secteur représente 50 % des débouchés des produits bois au travers notamment de la menuiserie – charpente – structure – agencement…
Le papier. 20 % des débouchés sont assurés par l’industrie papetière. Ce secteur croît régulièrement en créant près de 3 % d’emplois en plus tous les ans depuis 50 ans.
L’emballage. Ce marché essentiel, 20 % des débouchés, est fortement dépendant de l’activité agricole et industrielle de notre pays.
L’ameublement, décoration. Ce secteur, représentant les 10 % restants, recherche en majorité des bois de grande qualité.

En dehors de ces usages industriels, le bois est depuis toujours particulièrement apprécié comme combustible.

Le poids économique du bois

Le bois est un secteur important en matière d’emploi :
450 000 personnes salariées en France,
27 000 en Lorraine,
20 000 en Alsace,
11 500 en Franche-Comté.

Par conséquent, la sylviculture, la transformation et la vente de produits issus de la filière bois ont un impact immédiat et considérable sur l’économie locale en créant ou maintenant des milliers d’emplois directs ou induits.

Dans ce contexte, maîtres d’ouvrages, collectivités locales, administrations ont un rôle éminent à jouer.
En favorisant les activités liées à la transformation du bois et en consommant ce matériau dans toutes ses utilisations, ils participent activement au renforcement de la vitalité économique de la forêt, des collectivités et des entreprises et par la même à un développement harmonieux du territoire interrégional.
Soutenir la filière bois, c’est lutter efficacement contre la désertification rurale.

Liberté, destin, strategies

Le terme de stratégie jette un pont entre la liberté individuelle et les contraintes de groupe. Il équilibre deux points de vue extrêmes, celui de l’homme économique, parfaitement rationnel, capable d’optimiser à chaque instant son utilité et celui du déterminisme absolu où le sujet devient une marionnette aux mains de forces productives sociales ou cosmiques.

Le dernier livre de Norbert ELIAS, consacré à MOZART, illustre bien le second point de vue : comme le père du musicien dépense toute son énergie pour le jeune prodige, ELIAS note : « on ne peut guère reprocher à Léopold MOZART d’avoir tout misé sur une seule carte, qui à examiner les choses de plus près, ne lui offrait guère de chances: il n’en avait pas d’autres à jouer. » Bloqué dans son ascension sociale, conscient de sa valeur, mais aussi de ses limites, à la limite de la gène pornos financière, isolé à Salzbourg sous la coupe de petits princes-évèques arrogants, mesquins et paternalistes, Léopold n’avait pas d’autre choix que de parier sur son fils. La démonstration d’ELIAS aboutit à une stratégie « fatale », c’est-à-dire inévitable, qui ne mérite le terme de stratégie que pour l’illusion qu’elle procure à Léopold ou à tout observateur superficiel.

Le philosophe Clément ROSSET donne plusieurs exemples de fatalités analogues où il décèle le choc de la réalité dans sa placidité, dans son « idiotie » écrit-il. Entre autres, cette fable d’Esope qu’il cite in extenso :

« Un vieillard craintif avait un fils unique plein de courage et passionné pour la chasse: il le vit en songe périr sous la griffe d’un lion. Craignant que le songe ne fut véritable et ne se réalisât, il fit aménager un appartement élevé et magnifique et il y garda son fils. Il avait fait peindre, pour le distraire, des animaux de toute sorte parmi lesquels figurait aussi un lion. Mais la vue de toutes ces peintures ne faisait qu’augmenter l’ennui du jeune homme. Un jour, s’approchant du lion : « mauvaise bête, s’écria-t-il, c’est à cause de toi et du songe menteur que mon père m’a enfermé dans cette prison pour femmes. Que pourrais-je bien te faire ? » A ces mots, il asséna sa main sur le mur pour crever l’oeil du lion. Mais une pointe s’enfonça sous son ongle et lui causa une douleur aiguè et une inflammation et aboutit à une tumeur. La fièvre s’étant allumée là-dessus le fit bientôt passer de vie à trépas. Le lion, pour n’être qu’un lion de peinture, n’en tua pas moins le jeune homme, à qui l’artifice de son père ne servit de rien. »

La stratégie est toute aussi fatale au chasseur qu’au père de MOZART. Elle ne découle pas d’un geste sans rapport avec le destin, mais au contraire d’un geste qui précipite le destin en lui donnant son sens. Si le jeune homme plein de fougue avait négligé le songe de son père, il aurait peut-être été dévoré par un lion au cours d’une chasse. On se serait souvenu du songe prémonitoire somme toute très banal. On aurait parlé d’accident, ce qui signifie l’inverse du destin. Un léger geste de côté, un caillou sous le sabot d’un cheval, le jeune homme roule à terre, le lion bondit et lui rompt l’échine. Imprévu médiocre en comparaison de la soigneuse préparation que décrit la fable. Le jeune chasseur est longuement enfermé dans un appartement spécialement aménagé. Sur les murs, on a méticuleusement peint un lion. Il le nargue et il meurt, non pas d’un coup de patte nonchalant, mais lentement empoisonné. Loin de négliger les individus, le déterminisme les place précisément en situation. Metteur en scène tatillon, il ne laisse ni hasard, ni liberté à ses acteurs, même quand il leur donne l’illusion de jouer la scène qu’il a écrite, pour mieux s’emparer d’eux et de leur mise à l’issue de la partie. Le destin, unique échappatoire chez Norbert ELIAS où l’individu Léopold fournit prétexte à montrer les rouages de la société, devient l’unique réalité dans la fable d’Esope, où il donne un sens à ce qui n’aurait pu être qu’accident. Jusqu’au songe, le jeune homme chassait les lions, ensuite, il les provoque….

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La vie privée elle-même participe à ce principe. Que signifie « privé », sinon échapper aux regards publics. L’individu commence à exister comme volonté à partir du moment où il échappe aux yeux des autres pendant le court instant où il peut choisir son déguisement. Comment par exemple expliquer la désaffection que connaît actuellement le mariage, sinon par le désir des individus de dissimuler leurs intentions réelles en ce qui concerne la constitution d’un groupe familial ? La première des stratégies familiales consiste donc à échapper à une détermination par l’extérieur, à une catégorisation, et ainsi à en éviter les effets toujours menaçants. De ce point de vue, l’indétermination même du terme de famille rend de grands services. dans le langage courant, on ne sait jamais sans le contexte si la personne parle de son ménage, de sa cellule d’origine, de son noyau familial, de sa parentèle, voire de l’ensemble de ses apparentés.

Une telle conduite n’est pas favorable à l’équilibre général des économistes, ou à celui de la théorie des jeux. Elle entraîne ce que certains qualifient d’effets pervers, ou plus généralement tous les phénomènes attachés à la rationalité telle que A. ORLEANS l’étudie actuellement : si certaines informations boursières sont remplacées par des rumeurs, ou si l’on ajuste son comportement autant sur celui d’un proche que sur des analyses objectives, les cours de bourse peuvent flamber ou s’effondrer sans relation avec la valeur des firmes concernées. Il est de bon ton de déplorer l’absence de transparence, source de ces désajustements, sans supposer que ce déficit puisse être volontaire. Les entreprises, pourtant, multiplient comme les individus le secret de leur situation et de leurs projets, si bien que tout appel à une meilleure information pour corriger l’évolution ne rencontre aucun écho.

Le développement du secret permet en effet à chacun, particulier, famille, entreprise, ou Etat, d’élargir la sphère de son action possible en rendant plus vagues, donc plus inefficaces les réponses des autres à une éventuelle initiative. Loin d’être un défaut du système d’information, cette stratégie de la dissimulation crée l’espace où se développeront ensuite ce que l’on appelle souvent, justement, des stratégies. Sans un tel lieu, toute action sera devinée à l’avance et contrée à peine commencée. La société, comme celle du Panopticon de J. BENTHAM, ressemblera à un gigantesque pénitencier.

L’existence de cet espace a une autre signification : il constitue un entre-deux entre l’individu ou le groupe et ceux qui en sont extérieurs, une médiation entre l’individu et le global. Le magicien qui pratiquait la divination réalisait de cette manière la soudure entre le microcosme et le macrocosme, leur feed-back, serait-on tenté d’écrire en termes actuels. Le théoricien des jeux, une fois qu’il a établi sa matrice, peut faire jouer à deux volontés individuelles un rôle sur le système global aussi fort que le déclenchement d’une guerre atomique. Dans les deux cas, l’individu accède à une action sur l’univers, dans la mesure où il s’est constitué un espace qui échappe à la prise des autres.

On peut alors se demander ce que peuvent signifier des termes comme « stratégie migratoire » ou « stratégie familiale », voire « stratégie résidentielle ». Ils sont employés pour décrire les enchaînements des actions individuelles dans des domaines particuliers, sous la forme de choix parmi un ensemble connu d’actions possibles et de contraintes. C’est une réification utile pour éclairer la diversité des conduites, mais elle laisse dans l’ombre le fait qu’en agissant, les hommes ne s’opposent pas à des choses, mais à d’autres hommes ; ne s’appuient pas sur des ressources, mais cherchent des aides et des alliés.

Prenons par exemple le fait souvent observé que les jeunes couples vivent à proximité de l’une au moins des deux familles d’origine. Certains sociologues ont expliqué cette décision pour des raisons fonctionnelles : la proximité faciliterait un échange de services entre les jeunes et leurs parents. En échange de présence et d’affection, les parents aideraient matériellement leurs enfants en train de s’établir. Il est curieux de constater que ceux qui n’ont jusqu’alors vu dans l’enfant qu’un coût pour les parents lui trouvent un avantage lorsqu’il est parti. Cette contradiction entre natalisme et familialisme n’a d’ailleurs pas grande importance, car les enquêtes ne mettent pas en évidence des flux nettement plus élevés lorsque les deux groupes résident à proximité. En revanche, si l’on interprète la localisation des jeunes couples en termes de construction d’un espace d’action autonome, on comprend mieux la situation. Pour les jeunes couples, les parents constituent des sources d’information et d’alliance autant que des ressources mobilisables au jour le jour. Ils élargissent donc les possibilités d’action du jeune couple. Ne voir dans le dispositif que quelques échanges immédiats, c’est adhérer à la théorie de la nécessité où chaque l’individu lutte pour sa survie. C’est au fond nier que les jeunes couples aient une stratégie ; pris à la gorge, ils n’ont d’autre choix que de rechercher l’aide de leurs parents. Il est préférable de voir dans la recherche d’un voisinage, un des moyens d’ouvrir le jeu, donc les éventuelles actions et tactiques que le jeune couple décidera. La première et peut-être la seule véritable stratégie consiste à élargir la possibilité de ces stratégies « familiales » ou autres qui ne sont plus que tactiques, voire mécaniques, dans leur déroulement ultérieur. Comme souvent dans le langage, on a confondu sous le vocable de stratégie, la nature des opérations et leur résultat. De même que la démographie désigne à la fois l’état d’une population et l’étude de ces états, la stratégie recouvre aujourd’hui la description des modalités d’action en même temps que les conditions de leur possibilité. De même qu’il n’y a pas de démographie possible de tel ou tel pays, sans qu’une Démographie en définisse les règles, il n’y a pas de stratégies particulières sans référence à la stratégie tout court.

Une semaine d’initiatives pour la qualité de vie au travail

Le réseau Anact organisait, du 9 au 13 mai, sa deuxième Semaine nationale pour la qualité de vie au travail. Un succès.

La deuxième édition de la “ Semaine nationale pour la qualité de vie au travail ”, organisée par le réseau Anact du 9 au 13 mai, aura été un succès. Pendant toute cette semaine, les rencontres, débats, petits déjeuners ou ateliers organisés autour du thème de l’amélioration des conditions de travail se sont succédé. Au total, quelque 120 initiatives ont été répertoriées, partout en France, dans les 25 antennes régionales (les Aract). Objectif : sensibiliser les acteurs (employeurs et syndicalistes au premier chef) aux problématiques des conditions de travail et diffuser le plus largement possible les innovations et les “ bonnes pratiques ” mises en œuvre dans les entreprises. « Nous souhaitons que la question de la santé au travail ne soit plus seulement perçue comme un coût, mais devienne un élément du projet d’entreprise et porno gratis », expliquait Henri Rouilleault, directeur de l’Anact, en ouverture de la semaine.
À cette occasion, les “ Trophées de la qualité de vie au travail ” ont été décernés, récompensant des pratiques innovantes, dans quatre catégories : Santé et sécurité, Compétence, Organisation et Gestion des âges. « Nous apprécions que cette initiative permette la sensibilisation du plus grand nombre aux questions des conditions de travail et la vulgarisation de notions généralement complexes, explique Dominique Olivier, secrétaire confédéral en charge du dossier et membre du conseil d’administration de l’Anact. Par ailleurs, ces rencontres, qui réunissent l’ensemble des partenaires – pouvoirs publics, employeurs, organisations syndicales, mais aussi les consultants amenés à accompagner les changements dans les entreprises – permettent également des échanges et les rapprochements de points de vue, toujours fructueux. »

300 millions d’euros pour les TMS. Car la question des conditions de travail est loin d’être accessoire. Elle figure même – selon un sondage exclusif Anact-“ Liaisons sociales magazine ” et France Info, réalisé en mars par l’institut CSA auprès de salariés du privé – au deuxième rang des critères les plus importants dans un emploi (51 %), juste derrière la rémunération (59 %). Les entreprises ne peuvent plus faire l’impasse sur ce sujet. Et il s’agit aussi, pour elles, de revoir leur approche non plus en termes de “ réparation ” mais de prévention. Rappelons que la Cnam observe une progression de 10,7 % des TMS (troubles musculo-squelettiques) en 2003 par rapport à 2002 (26 353 cas de TMS répertoriés en 2003). Sachant qu’en 2002, les TMS avaient déjà coûté 300 millions d’euros à l’Assurance-maladie